La fin des ayatollahs pourrait venir des femmes iraniennes

La fin des ayatollahs pourrait venir des femmes iraniennes et cela ne serait que justice après des dizaines d’années de soumission.

Ces femmes veulent être libres de porter le voile comme elles l’entendent. Ou pas. Elles filment et dénoncent ceux qui tentent de les en empêcher.

Une révolution par la danse

Aussi, depuis plusieurs mois, les réseaux sociaux sont pris d’assaut par des femmes iraniennes.

Elles y diffusent des vidéos d’elles en train de danser en public. Un acte anodin, a priori, mais qui est dans cette dictature islamique, totalement interdit.

En effet, les femmes n’ont le droit de danser que dans le cadre familial. Il y a quelques semaines, quatre femmes ont été arrêtées par les autorités et détenues en prison, à l’instar de Maedeh Hojabri, une gymnaste de 18 ans, très influente sur Instagram avec plus de 300 vidéos postées et suivie par près de 600.000 personnes.

Libérée sous caution, elle a donné dimanche une interview à la chaîne d’état iranienne où elle explique en pleurs avoir enfreint les normes morales du pays.

Aussi, elle y assure avoir publié ces vidéos pour récolter davantage de public. Des aveux qui semblent avoir fortement été fabriqués sous la contrainte.

Gros malaise chez les ayatollahs

Juillet 2017: Une célèbre journaliste iranienne, Azadeh Namdari, est prise dans la tourmente.

La diffusion d’images la montrant non-voilée, en train de boire une bière dans un parc, en Suisse, passent mal. En Iran, elle est connue pour ses prises de position très conservatrices, notamment en faveur du voile intégral. Elle se dit “fière” de le porter.

Azadeh Namdari était jusqu’ici considérée par les autorités iraniennes comme un “exemple de la femme musulmane parfaite”. Elle a notamment été présentatrice pour des chaînes publiques iraniennes. On lui dit “santé” ?

Published: August 30, 2018
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