A couper le souffle : Léonard Cohen savait qu’il allait partir et s’en remet à Hashem dans sa dernière chanson


Une mort attendue, presque espérée après celle de sa muse Marianne Ihlen qui lui a inspiré le mythique So Long Marianne, à qui il écrit après son décès : « Je pense que je vais te rejoindre bientôt ».
Si le poète canadien a cherché la foi sur les rives du bouddhisme (il a été moine durant cinq ans), c’est le Juif, petit-fils de rabbin, qui se tourne vers Dieu quand la mort vient frapper à sa porte.
D’une voix grave, émouvante, haletante, Léonard Cohen s’expose sur une partition orchestrée en quatre temps d’une grande pureté. Il s’annonce en hébreu « hineni, hineni, hineni (me voici, me voici), I’m ready my lord (je suis prêt mon Dieu) « , récite des extraits du Kaddish qu’il fait groover avant de laisser à la chorale et au ténor de la synagogue de Montréal le soin de conclure dans une improvisation magistrale le dernier Hineni aussi sombre que lumineux.

Published: November 23, 2016
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